Étude de cas

ASYS

Structuration de la démarche Société à Mission et de la feuille de route RSE
2026
Notre client
L’équipe Déclic.
Grégoire Commecy
Grégoire COMMECY
Marie conseil RSE
Marie LEVRAULT

Accompagnement à la structuration de la démarche Société à Mission et de la feuille de route RSE

Qu’est-ce qui a déclenché votre décision de vous lancer sur ce projet ?

Chez Asys, nous avions déjà engagé plusieurs actions autour de la RSE, mais elles restaient assez dispersées. Nous ressentions le besoin de structurer cette démarche, de lui donner un cadre clair et une ambition collective.

La réflexion autour de la société à mission s’est imposée comme une évidence : elle permet de formaliser notre raison d’être et d’aligner notre stratégie avec nos engagements sociétaux et environnementaux.

Nous voulions aussi embarquer l’ensemble de l’entreprise dans cette dynamique et donner davantage de sens à notre développement, en cohérence avec les attentes de nos collaborateurs, de nos clients et de notre écosystème.

Nous avons initié le projet de devenir Société à Mission en autonomie, afin de formaliser notre démarche et de donner une orientation claire à Asys en termes de responsabilité d’entreprise.

Le cadre de la Société à Mission étant flexible et sans référentiel précis, nous souhaitions challenger les éléments que nous avions rédigés : raison d’être, objectifs statutaires, indicateurs, etc.

C’est pourquoi nous avons initié ce projet avec l’agence Déclic, afin d’obtenir un avis objectif sur notre démarche, d’anticiper l’audit de Société à Mission et d’obtenir des clés pour aller plus loin.

Quels sont les temps forts qui vous ont marqués ?

  • Maud André :

D’abord, les ateliers de co-construction avec les équipes, qui ont permis de faire émerger une vision commune et de mettre des mots sur ce qui nous rassemble. Ces temps d’échange ont été très riches et ont montré l’attachement des collaborateurs aux valeurs de l’entreprise.

Ensuite, la formalisation de notre raison d’être et des objectifs de mission a été un moment clé. C’est une étape qui oblige à prendre du recul sur son activité et à se projeter dans l’impact que l’on souhaite avoir à long terme.

Enfin, le moment où la démarche a été partagée plus largement dans l’entreprise a été très fort : il a permis de transformer un projet stratégique en véritable projet collectif.

  • Justine Mojescik : 

La réalisation de l’analyse de double matérialité : cela nous a permis d’échanger avec nos parties prenantes, dont certaines avec qui nous n’avions pas forcément l’habitude d’aborder ces sujets sociaux, sociétaux et environnementaux. Cette démarche a été perçue très positivement par notre écosystème et nous a donné des indications concrètes sur leurs attentes sur ces sujets.

La conception de la feuille de route RSE avec plusieurs collaborateurs a, selon moi, eu une très grande importance. Cela a permis de donner une dimension « métier » à la RSE, habituellement portée par les équipes transverses. La déclinaison opérationnelle de la RSE est indispensable pour assurer son appropriation par les équipes et garantir que les engagements se traduisent dans les pratiques quotidiennes.

Quels ont été les principaux défis à surmonter, comment les avez-vous relevés et quels en ont été, selon vous, les facteurs de succès ?

  • Maud André :

Le principal défi a été de traduire des convictions et des valeurs en engagements concrets et mesurables. La démarche de société à mission demande d’être exigeant : il ne s’agit pas seulement d’afficher des intentions, mais de définir des objectifs qui engagent réellement l’entreprise.

Un autre enjeu a été de concilier la dimension stratégique et l’implication des équipes, afin que la démarche ne soit pas perçue comme un projet porté uniquement par la direction ou comme du « greenwashing ».

L’accompagnement de Déclic nous a aidés à structurer la réflexion, à poser les bonnes questions et à garder un cap exigeant, tout en facilitant la participation des différentes parties prenantes.

Selon moi, les facteurs clés de succès sont :

- un engagement fort de la direction,

- une démarche collective impliquant les collaborateurs,

- et un accompagnement externe capable d’apporter méthode, recul et exigence.

  • Justine Mojescik : 

Le principal défi a été de diffuser et de faire incarner cette mission à tous les collaborateurs : nos équipes peuvent avoir différents niveaux de maturité sur ces sujets, et notre objectif était de redonner un socle commun de connaissances sur notre mission d’entreprise et nos engagements.

La sollicitation de notre CODIR et de nos équipes lors de divers ateliers de réflexion a permis de répondre à ce défi. L’objectif était de les accompagner et de les aider à trouver comment intégrer ces notions dans leur quotidien, ainsi que l’impact qu’elles pouvaient avoir sur leurs postes et leurs missions.

Comment a fonctionné votre binôme cheffe de projet transverse / Directrice Générale Adjointe et en quoi vos rôles ont-ils été complémentaires ?

  • Maud André :

Le fonctionnement en binôme a été un vrai atout pour ce projet.

En tant que DGA, mon rôle a été de porter la vision stratégique, d’assurer l’alignement avec la direction et de garantir l’inscription de la démarche dans la trajectoire globale de l’entreprise.

Justine, quant à elle, a joué un rôle clé dans l’animation opérationnelle du projet : organisation des ateliers, coordination des parties prenantes, suivi des travaux et mobilisation des équipes. Elle portait également la voix des collaborateurs, ce qui était très appréciable.

Cette complémentarité entre pilotage stratégique et mise en œuvre opérationnelle a permis de faire avancer le projet de manière efficace, tout en conservant un bon niveau d’adhésion dans l’entreprise.

  • Justine Mojescik : 

L’implication de la DGA dans la démarche a permis de l’ancrer au plus haut niveau de l’entreprise, montrant que la RSE et la démarche de Société à Mission étaient des sujets stratégiques et incontournables. Cela a donné l’impulsion globale et a légitimé la nécessité pour toutes les équipes de s’engager dans cette dynamique.

Mon rôle de cheffe de projet m’a permis d’être au plus près des équipes pour les accompagner dans la prise en main opérationnelle du sujet, afin d’en assurer une mise en œuvre concrète.

Quelles sont les prochaines étapes de cette démarche et quels résultats espérez-vous obtenir grâce à cet accompagnement ?

  • Maud André :

La prochaine étape est désormais de faire vivre concrètement notre mission dans le quotidien de l’entreprise. Et surtout, de nous faire certifier par l’OTI

Cela passera notamment par la mise en place d’actions concrètes autour des objectifs que nous avons définis, le suivi d’indicateurs d’impact et l’animation de la démarche dans la durée.

Nous souhaitons que cette mission devienne un véritable fil conducteur pour nos décisions et nos projets, qu’elle renforce l’engagement de nos collaborateurs et qu’elle apporte aussi davantage de lisibilité à nos clients et partenaires sur ce qui nous anime.

  • Justine Mojescik :

Nous œuvrons également à la réalisation de la feuille de route RSE coconstruite avec l’Agence Déclic, qui nous a permis de définir des actions concrètes sur les sujets qui nous paraissaient les plus complexes. Nous espérons voir ces sujets avancer davantage grâce à notre accompagnement.

Pourquoi, selon vous, la RSE est-elle incontournable pour une PME travaillant dans les services numériques aujourd’hui ?

  • Maud André :

Le secteur du numérique joue aujourd’hui un rôle central dans la transformation des organisations et de la société. À ce titre, les entreprises de ce secteur ont une responsabilité particulière dans les impacts qu’elles génèrent et dans les solutions qu’elles proposent. L’IA va encore accentuer ces responsabilités.

Pour une PME, la RSE est aussi un levier très concret :

  • pour attirer et fidéliser les talents,
  • pour répondre aux attentes croissantes des clients,
  • et pour donner du sens au projet d’entreprise.

Dans un contexte où les enjeux sociaux et environnementaux deviennent incontournables, il ne s’agit plus seulement d’un sujet d’image : c’est un véritable enjeu stratégique et de pérennité pour les entreprises.

  • Justine Mojescik : 

Nous voyons cette démarche comme un levier de compétitivité, d’attractivité et de fidélisation des talents.

Elle nous permet d’abord de nous différencier en répondant aux attentes croissantes des clients, qui sont de plus en plus attentifs aux engagements sociaux et environnementaux des entreprises avec lesquelles ils travaillent.

Elle nous permet aussi de nous aligner avec les attentes des candidats et des collaborateurs, en donnant davantage de sens à leur travail. En les impliquant dans ces démarches collectives, la RSE et la démarche de Société à Mission contribuent à renforcer leur engagement et favorisent leur fidélisation au sein de l’entreprise.

Quels conseils donneriez-vous à une entreprise qui hésite à se lancer ?

  • Maud André :

Je leur dirais d’abord qu’il ne faut pas attendre d’avoir tout parfaitement défini pour se lancer. La démarche se construit step by step, à condition d’accepter de se poser les bonnes questions.

Il est également essentiel d’impliquer les équipes dès le départ, car la richesse de ce type de démarche vient beaucoup des échanges et de la diversité des points de vue.

Enfin, se faire accompagner peut vraiment faire la différence : un regard extérieur permet d’apporter de la méthode, de challenger les réflexions et d’accélérer certaines étapes.

Au final, c’est une démarche exigeante, mais extrêmement structurante pour l’entreprise et très fédératrice en interne.

  • Justine Mojescik :

Cette démarche peut commencer par des actions simples, qui existent souvent déjà dans l’entreprise et qui ont simplement besoin d’être formalisées, mesurées et valorisées.

Je conseillerais de voir cette démarche non pas comme une contrainte, mais comme une opportunité de fédérer ses équipes autour d’un projet commun. Bien menée, elle peut apporter de nombreux bénéfices à l’entreprise.

Un accompagnement peut être nécessaire, soit pour démarrer, soit en cours de route, afin de revoir les principaux enjeux de son entreprise et ses priorités.

Asys est éditeur de logiciels SIRH avec une expertise avancée sur la gestion des temps et la planification.