Devenir société à mission, c’est bien plus qu’une qualité : c’est une ambition qui mobilise vos équipes et renforce votre impact. Mais une étape suscite souvent des interrogations : la vérification par un Organisme Tiers Indépendant (OTI).
Bonne nouvelle : bien préparée, cette vérification se passe très bien ! Et elle peut même devenir un levier de motivation pour toute l’entreprise.
Comment ? Nous vous partageons 7 conseils pour arriver bien préparé et ainsi tirer tous les bénéfices d’un audit de société à mission.
Formaliser son modèle de mission
En amont de l’audit, il est indispensable que votre « modèle de mission » soit clairement formalisé. Par modèle de mission, on entend l’articulation entre la raison d’être, les objectifs statutaires et les objectifs opérationnels. Si les deux premiers sont évidents puisqu’ils sont inscrits dans vos statuts bien avant l’audit, les objectifs opérationnels sont parfois moins bien formalisés et ne bénéficient pas toujours d’actions ou d’indicateurs associés totalement maîtrisés.
Il est indispensable d’avoir réalisé ce travail complet jusque dans les détails avant l’audit, car c’est le cadre qui sera utilisé pour procéder aux différentes vérifications.
Ainsi, ne laissez rien au hasard et poussez la déclinaison jusqu’aux indicateurs quantitatifs et qualitatifs, avec leurs méthodes de collecte et de calcul.
Rédiger son rapport de mission
Le rapport de mission doit être rédigé dans sa totalité avant l’audit. Il est nécessaire que tous les éléments clés soient présents ; toutefois, sa mise en forme complète et définitive n’est pas indispensable, car l’auditeur va s’intéresser au fond. Ainsi, il est nécessaire que tous les éléments clés soient présents, comme la présentation du modèle de mission, les trajectoires et résultats par objectifs opérationnels, la composition du comité de mission ainsi que ses avis.
Il n’existe pas une seule manière de rédiger son rapport de mission, même s’il est clair que ces éléments clés sont incontournables. Vous pouvez vous inspirer des nombreux exemples de rapports publiés sur le site de l’Observatoire des entreprises à mission.
Tracer l’ensemble des échanges et justificatifs
Pour procéder aux vérifications, l’auditeur va vous demander différents justificatifs. Ainsi, vous devez disposer des comptes rendus des comités de mission avec les membres présents, les thématiques traitées ainsi que la nature des échanges.
Vous devez également disposer de la description des méthodes de calcul utilisées pour les indicateurs quantitatifs, ainsi que de la documentation pour les indicateurs qualitatifs. De ce fait, les collaborateurs, notamment ceux qui contribuent au calcul des indicateurs de votre mission, doivent être sensibilisés à l’audit, d’autant plus que l’Organisme Tiers Indépendant peut être amené à les rencontrer pour obtenir des informations sur le système de reporting de la donnée auditée.
Vous pouvez déjà anticiper que l’auditeur portera une attention particulière aux indicateurs sensibles pour les parties prenantes et à ceux qui sont compliqués à mesurer.
Être au clair sur la différence entre le comité de mission et l’Organisme Tiers Indépendant
Le comité de mission et l’Organisme Tiers Indépendant ont des approches différentes et complémentaires qu’il est important de bien comprendre et distinguer.
Le comité de mission vérifie la pertinence et l’ambition du modèle de mission ainsi que les moyens associés, et rédige un ou plusieurs avis dans le rapport de mission. La bonne pratique de nombreuses entreprises à mission consiste à rédiger un avis du comité par objectif statutaire ainsi qu’un avis général, ce qui est très efficace à notre sens.
L’OTI, quant à lui, a une approche plus neutre : il vérifie le respect des objectifs statutaires à travers les moyens alloués et les résultats obtenus. Il s’assure que les informations communiquées sont sincères et fiables et que le comité de mission a pu pleinement jouer son rôle.