Chez Déclic, la règlementation ne nous impose pas de mesurer notre bilan carbone (obligatoire seulement pour les entreprises de +500 salariés), pourtant, en cohérence avec notre mission et par exemplarité envers nos clients, cela fait 6 ans que nous le mesurons. A travers cet article, découvrez notre dernier bilan carbone détaillé, mais aussi comment nous avons baissé de 44% nos émissions de CO2 eq par k€ de chiffres d’affaires depuis 6 ans, ce qui nous permet d’être aujourd’hui 2,3 fois moins émissif que les autres acteurs du secteur du conseil (1).
Les résultas de notre bilan carbone
Au global, nous avons émis 69 t éq. CO₂ en 2024/2025, soit l’empreinte carbone moyenne annuelle de 8 Français·es (2). Rapporté à nos 26 salarié·es, cela représente 2,66 t éq. CO₂ par salarié·e. Mais alors, d’où viennent ces émissions et comment faisons-nous pour les réduire ?
Les déplacements professionnels – 20 % de nos émissions
En 2024/2025, nous avons parcouru 215 000 km pour nous rendre chez nos clients, soit 5,4 fois le tour de la Terre ! Les trois quarts de ces kilomètres ont été réalisés en transport en commun, notre moyen de transport privilégié, contre un quart en voiture. Pourtant, 95 % de nos émissions liées aux déplacements professionnels proviennent de l’usage de la voiture, contre 5 % pour les transports en commun. Cela s’explique par le fait que les transports en commun sont bien moins émissifs, car majoritairement électriques.
Pour notre utilisation résiduelle de la voiture, nous avons fait le choix de nous passer d’une flotte de véhicules, car notre usage ne justifierait pas ces immobilisations. Nous avons donc recours à la solution d’autopartage Citiz (selon l’ADEME, une voiture Citiz remplace 5 à 8 voitures personnelles (3)). Ainsi, près de la moitié de nos déplacements en voiture se font soit via cette solution, soit en covoiturage. Par ailleurs, nous avons mis en place des indemnités kilométriques vélo au même taux que les indemnités kilométriques voiture, afin d’encourager nos salarié·es à privilégier ce type de mobilité pour les déplacements courts.
Les déplacements domicile-travail – 15 % de nos émissions
80 % des kilomètres parcourus pour aller et revenir du travail ont été réalisés en transport en commun, contre 15 % en voiture et 5 % à pied ou à vélo. Mais, comme pour les déplacements professionnels, les émissions liées aux trajets domicile-travail proviennent quasiment pour moitié des kilomètres réalisés en voiture.
Pour favoriser la décarbonation de nos mobilités, l’Agence Déclic prend en charge 80 % de l’abonnement aux transports en commun (contre 50 % obligatoires par la loi). D’autre part, l’Agence a aussi mis en place le FMD (Forfait Mobilité Durable), qui permet aux salarié·es se déplaçant en transport bas carbone de bénéficier d’une prime allant jusqu’à 600 € par an.
L’alimentation – 10 % de nos émissions
Plus de la moitié des repas pris par nos salarié·es sont végétariens ou véganes ; à l’inverse, moins de 10 % de ces repas sont à base de bœuf. Pourtant, les émissions issues des repas à base de bœuf représentent 40 % des émissions liées à notre alimentation, contre moins de 20 % pour les repas végétariens ou véganes.
Grâce à l’engagement personnel de nos salarié·es, qui s’orientent vers une alimentation décarbonée, ce poste est bien moins important que dans d’autres entreprises. Pour accompagner cet engagement, à l’Agence Déclic, nous veillons à toujours proposer une option végétarienne lors des repas pris en charge par l’entreprise.
Les immobilisations – 10 % de nos émissions
80 % de ces émissions sont liées à l’amortissement de nos locaux ; les autres sources proviennent des immobilisations (ordinateurs, meubles…).
Pour réduire les émissions liées à ces immobilisations, l’Agence ne propose pas de téléphone de fonction à ses salarié·es. Toutefois, pour préserver l’équilibre pro/perso, l’Agence finance une application mobile « On/Off », qui permet de créer sur un seul téléphone un numéro professionnel joignable uniquement pendant les heures de travail.
De plus, l’Agence ne possède pas d’ordinateurs portables : ceux-ci sont loués à l’entreprise « Why ! », qui s’engage à éco-concevoir ses ordinateurs, les rendant ainsi plus facilement réparables.
La consommation d’énergie – 5 % de nos émissions
70 % de ces émissions proviennent de la consommation de gaz pour le chauffage de nos locaux de Rennes. Mais, fin 2025, nous déménageons dans de nouveaux locaux fonctionnant entièrement à l’électricité verte, grâce à notre contrat avec le fournisseur « Enercoop ».
Les achats de biens et de services – 30 % de nos émissions
Un tiers de ces émissions est lié aux frais d’hébergement et de restauration dans le cadre de nos missions ou de projets internes (séminaires…). Les autres postes concernent les frais courants d’achats de services (banque, assurance, conseil, honoraires, formation, logiciels…) et de biens (consommables de bureau et informatiques, meubles…).
Sur ce poste, nous devons mener un travail d’affinement de notre analyse, car nos émissions se basent pour l’instant sur des facteurs monétaires, qui ne permettent pas de refléter l’impact réel de nos actions (ex. : si nous choisissons un hôtel labellisé « Clé Verte » plus cher qu’un hôtel classique, nos émissions augmentent, puisque le prix de la chambre est plus élevé et que la mesure se base sur des facteurs monétaires).
Enfin, les autres postes, moins importants :
- Les déchets : 4 % de nos émissions (données à affiner, estimées sur la base d’une hypothèse de « Zero Waste France »).
- Les usages numériques internes (mails, visioconférences…) : 2 % de nos émissions.
- Le télétravail : 1 %.